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Mixologie
Arak
anisé

Arak

Levant (Liban, Syrie, Jordanie — tradition millénaire, antérieure au raki et à l'ouzo)

L'arak est un spiritueux anisé du Levant (Liban, Syrie, Jordanie, Palestine, Irak), distillé à partir de raisin et aromatisé à l'anis. Ancêtre de tous les spiritueux anisés méditerranéens (ouzo, raki, pastis), l'arak libanais est considéré comme le plus fin, traditionnellement servi dilué à l'eau avec des mézés.

Histoire : Le mot « arak » dérive de l'arabe « araq » (transpiration, en référence à la condensation dans l'alambic). La distillation dans le Levant est attestée depuis l'Antiquité, les alchimistes arabes ayant perfectionné l'art de la distillation entre le VIIIe et le XIIe siècle. L'arak devint le spiritueux de convivialité par excellence dans les cultures levantines, indissociable du repas de mézés. Les marchands et les croisés introduisirent les techniques de distillation anisée en Europe, donnant naissance au raki ottoman, à l'ouzo grec et finalement au pastis français. L'arak libanais reste un pilier de l'identité culinaire du Liban.

Élaboration : L'arak du Levant est distillé à partir d'un vin de raisin (variété Obeidi au Liban), fermenté puis distillé trois fois en alambic à repasse en cuivre avec des graines d'anis vert (et non d'anis étoilé, ce qui le distingue du raki et de l'ouzo). Chaque distillation est effectuée avec de l'anis frais. Le distillat repose ensuite dans des jarres en argile (ou en inox pour les productions modernes) pendant au moins un an. L'arak artisanal titre entre 50 et 65 % ABV. Les grandes maisons libanaises incluent Brun, Touma, Ksara et El Massaya.

Profil aromatique : Profil anisé pur et élégant, avec une finesse supérieure au raki et à l'ouzo grâce à l'utilisation d'anis vert (plus délicat que l'anis étoilé). Notes d'anis, de réglisse, de fenouil sauvage et une base vineuse subtile du raisin. L'arak se boit traditionnellement dilué au tiers (1/3 arak, 2/3 eau fraîche, avec de la glace ajoutée après), ce qui produit un louche blanc laiteux. En bouche, la fraîcheur anisée est remarquablement pure et longue.

Méthode de production

L'arak du Levant est distillé à partir d'un vin de raisin (variété Obeidi au Liban), fermenté puis distillé trois fois en alambic à repasse en cuivre avec des graines d'anis vert (et non d'anis étoilé, ce qui le distingue du raki et de l'ouzo). Chaque distillation est effectuée avec de l'anis frais. Le distillat repose ensuite dans des jarres en argile (ou en inox pour les productions modernes) pendant au moins un an. L'arak artisanal titre entre 50 et 65 % ABV. Les grandes maisons libanaises incluent Brun, Touma, Ksara et El Massaya.

Profil aromatique

Profil anisé pur et élégant, avec une finesse supérieure au raki et à l'ouzo grâce à l'utilisation d'anis vert (plus délicat que l'anis étoilé). Notes d'anis, de réglisse, de fenouil sauvage et une base vineuse subtile du raisin. L'arak se boit traditionnellement dilué au tiers (1/3 arak, 2/3 eau fraîche, avec de la glace ajoutée après), ce qui produit un louche blanc laiteux. En bouche, la fraîcheur anisée est remarquablement pure et longue.

Histoire

Le mot « arak » dérive de l'arabe « araq » (transpiration, en référence à la condensation dans l'alambic). La distillation dans le Levant est attestée depuis l'Antiquité, les alchimistes arabes ayant perfectionné l'art de la distillation entre le VIIIe et le XIIe siècle. L'arak devint le spiritueux de convivialité par excellence dans les cultures levantines, indissociable du repas de mézés. Les marchands et les croisés introduisirent les techniques de distillation anisée en Europe, donnant naissance au raki ottoman, à l'ouzo grec et finalement au pastis français. L'arak libanais reste un pilier de l'identité culinaire du Liban.

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